Encore plus violent!
J’écrivais hier que je trouvais particulier que l’on veuille se “suicider virtuellement“. Je suis peut être un peu trop sensible, mais je ne pouvais passer sous silence, un acte que je considère violent. Ce n’est pas tant le fait de se faire violence à soi qui me dérange dans l’acte, mais bien la violence de la disparition chez les proches de l’individu. Je pense qu’il faut éviter de banaliser le suicide; qu’il soit virtuel ou non.
Mais, aujourd’hui, je suis véritablement estomaqué par le billet de Nelson Dumais, “On m’a assassiné“.
Comme sa conjointe, je suis scandalisé! Son propos m’a marqué: “le Net était en train d’éliminer toutes nos barrières morales, celles-là mêmes qui nous différencient des bêtes.”
Ça élève d’un cran ma conviction qu’il faut éduquer (adultes comme élèves) et ajuster la Netiquette pour éviter des dérives sociales majeures!
Mettre fin à son identité virtuelle!
Deux articles paru aujourd’hui ( Facebook met en demeure un site de «suicide virtuel» et Tuer son identité 2.0)ont particulièrement attiré mon attention.
Je trouve particulier que l’on veuille supprimer sa personnalité numérique! Est-ce le fait d’avoir été subjugué par la nouveauté et de ne pas avoir réfléchi aux conséquences? Si oui, il est alors important d’éduquer les enseignants autant que les élèves aux conséquences!
Il peut être intéressant de se faire disparaître virtuellement parlant. Encore faut-il contrôler ladite identité numérique!
Chimère!
Tout d’abord, paix, bonheur et sérénité! Voilà mes vœux pour la nouvelle année à ceux et celles qui visitent mon auberge espagnole de temps en temps. Je souhaite avoir le temps d’écrire un peu plus cette année.
Maintenant, voici la réflexion qui m’habite aujourd’hui.
Avec le temps, j’ai observé que la majorité des enseignants ont tendance à idéaliser leur passé pédagogique; à croire que les élèves étaient mieux avant! Avant quoi? Je pense qu’il faut faire attention de tomber dans le piège de la nostalgie pédagogique.
Nous avons tendance à croire que c’était mieux avant; ce qui, selon moi, n’est pas nécessairement le cas. Avec le temps, tout enseignant qui se respecte tend à garder de bons souvenirs et à occulter les difficultés rencontrées. C’est naturel et c’est bien ainsi. Sinon, s’il conservait de mauvais souvenirs, il détesterait son travail!
Nos anciens élèves avaient eux aussi leurs défauts que nous nous sommes efforcés de corriger. Nous avons appris à les connaître et nous avons misé sur leur réussite. Bien qu’il ait fallu porter un jugement en fin de parcours, nous étions généralement fiers du travail réalisé; du chemin que nous leur avons fait parcourir. Et avec le temps, notre mémoire fait défaut et nous idéalisons ces moments.
Je pense qu’il faut relativiser un hypothétique âge d’or pédagogique; ce n’était pas mieux, ni pire avant! C’est la qualité de relation pédagogique que nous avons construit qu’il faut se souvenir et tenter de reproduire. Il n’y a pas de recettes particulières pour y arriver; les ingrédients ne sont jamais les mêmes!
Mais, comme à mon habitude, il ne s’agit là que de mon humble avis!
Séminaire de développement professionnel 1: L’identité RL
J’assiste présentement à l’Assemblée générale des répondants locaux de PERFORMA. Pour mieux situer ma blogosphère qui n’est pas nécessairement familière avec le monde du collégial, l’acronyme RL (répondant local) est en lien avec l’un de mes mandats comme conseiller pédagogique au Cégep de La Pocatière.
Grosso modo, je suis le représentant de l’Université de Sherbrooke dans mon collège. Ce partenariat entre l’U. de S. et le Cégep permet aux enseignants de mon collège de développer leurs compétences en pédagogie selon le modèle PERFORMA; c’est-à-dire un modèle qui permet de réduire l’écart entre la théorie et la pratique en pédagogie. Les enseignants sont invités à suivre des cours de pédagogie dans le cadre de programmes de premier ou de deuxième cycle universitaire, mais en contre-partie, il bénéficie d’un laboratoire (la classe où ils enseignent) pour mettre en oeuvre et expérimenter ce qu’ils apprennent dans les cours universitaires. Ils disposent ainsi d’un filet de sécurité puisqu’ils sont accompagnés par des spécialistes qui ont eux aussi oeuvré au collégial. De plus, cette approche permet aux enseignants de développer formellement la pratique réflexive nécessaire à un professionnel qui enseigne au collégial.
Cette année, le groupe de recherche-action (le GRA dans notre jargon de RL) innove en nous proposant de participer à un cours de 1 crédit. Ce n’est pas le Pérou, mais l’avantage de cette offre réside dans le fait que l’U de S reconnaît ainsi formellement les travaux que nous faisons lors des Assemblées générales (au nombre de trois par année) en plus de nous permettre de développer formellement nos compétences de répondant local.
Pour cette AG (Assemblée générale), nous allons formellement travailler notre identité professionnelle de répondant local (à partir de maintenant, je vais utiliser l’acronyme RL). De naturel optimiste, j’embarque dans l’aventure sans trop me poser de questions. Mais j’ai malgré tout des réserves: Quelle sera l’ampleur des travaux et je questionne quant à l’utilisation d’un cahier de bord? Question d’être fidèle à moi-même, j’entends utiliser mon Auberge espagnole parce que je prêche l’intégration des TIC en pédagogie et que je crois au socioconstructivisme. En utilisant mon blogue, j’ose espérer que ma blogosphère va m’aider à construire mon identité de RL en commentant mes articles.
Dans le cadre de cette AG, le souhait du GRA est de nous permettre de construire une identité professionnelle “forte” et commune! Qu’est-ce qu’ils entendent par une identité professionnelle forte? Ça me questionne! Est-ce que ce rôle de RL doit avoir préséance sur mes autres rôles? M’enfin, je vais certainement y revenir…
Comme activité pour construire notre identité de RL, on nous propose d’utiliser la métaphore. J’utilise souvent ce procédé pour expliquer mon rôle à mon entourage. Je vous dirais qu’à La Pocatière, nous ne sommes pas nombreux dans ma gang! Je dois donc recourir régulièrement à des images pour mieux expliquer “ma job” comme on dit si bien dans mon coin de pays.
Je ne sais pas encore qui je suis exactement comme conseiller pédagogique généraliste (ce qui diffère de mon ancien rôle de spécialiste en intégration des TIC). Ce que je sais par contre, c’est que je ne suis pas un pompier et encore moins un magicien. Je n’aime pas éteindre des feux et je ne fais pas de miracle. Sachant ce que je ne suis pas, j’ai tenté d’être original! C’est alors que m’est venue l’idée du “Second violon”.
Dans une orchestre symphonique (en passant, j’aime bien la musique classique, mais je ne suis pas un expert), le second violon (selon mon interprétation), c’est celui qui doit s’assurer que tout se passe dans l’harmonie. Je ne suis pas le virtuose, mais j’appuie pour soutenir, pour mettre en valeur, pour orienter, pour guider pour ne pas travailler dans l’urgence, pour m’assurer que tout se passe dans l’harmonie. Je ne suis pas le porteur de la vision organisationnelle, le leader, mais je dois voir à tout mettre en place pour y arriver. J’aime être dans l’ombre, ce qui me laisse toute la latitude pour être efficace; du moins, c’est ce que je crois. Ça permet de concilier mes deux personnalités; c’est important pour moi de constamment départager ce qui relève de ma personnalité professionnel de ce qui est personnel.
Suite à cette activité, je me rends bien compte que ma représentation (qui est encore à construire) est guidée présentement par le fait que je me définis bien plus comme un conseiller pédagogique que comme un RL. Et c’est exactement la même chose pour mon rôle de REPTIC. Je suis d’abord et avant tout conseiller pédagogique au Cégep de La Pocatière, mais je porte différents chapeaux pour faire “ma job”. L’image de la poupée gigogne (poupée russe) s’applique beaucoup plus à moi comme métaphore. J’ai plusieurs personnalités professionnelles qui s’imbriquent l’une dans l’autre sans pour autant qu’il y ait préséance d’un rôle par rapport à l’autre; une métaphore n’est pas nécessairement une image parfaite! Je suis beaucoup plus à l’aise avec cette image parce que je n’ai pas à privilégier un rôle par rapport à l’autre. Merci Léane pour l’image
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Souvenirs de Tunisie
En lisant la publication hebdomadaire de Thot/Cursus, j’ai été heureux de lire l’article de M. Fadhel Harzali, l’un des deux formateurs tunisiens avec qui j’ai travaillé au CENAFFE (Centre National des formateurs et formatrices en éducation) en juillet dernier.
Toutes mes félicitations M. Harzali.
Réflexions
“On va toujours trop loin pour les gens qui vont nul part!”Pierre Falardeau
Il me semble m’être reconnu professionnellement parlant dans cette affirmation ;o)
Les « Y » sont-ils ingérables?
En parcourant mon agrégateur hier soir, je suis tombé sur ce billet de Lorraine Ouellet du Cégep de Victoriaville.
Elle réfère à une émission de Km/zéro présenté à Télé-Québec et qui porte sur la génération Y, la génération des 18 - 30 ans.
Ce reportage m’a particulièrement interpellé comme conseiller pédagogique! En tant que baby-boomer ou X (je ne sais plus puisque je suis à la frontière entre ces deux générations), il va falloir revoir mes valeurs et comprendre pourquoi je vais être en réaction lorsque je vais devoir intervenir auprès des enseignants de cette génération pour être en mesure de mieux les accompagner et les soutenir lorsque le besoin se fera sentir.
Nouvelle version du vidéo “Le saviez-vous?”
Version 4.0 - automne 2009 en français
Passer d’une pratique des TIC à la maîtrise de compétences TIC dans des contextes variés
Source: Bruno Devauchelle, Veille et Analyse TIC: Partager, débattre et apprendre…
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Ainsi les TIC apportent à notre système éducatif une question renouvelée pour laquelle les réponses classiques sont inopérantes au premier rang desquelles la réponse disciplinaire. L’observation des pratiques sociales des TIC met en évidence la place des contextes d’usage comme bases pour engager une démarche de structuration et de compréhension de ces usages. Le travail « d’abstraction » que chacun est amené à faire dans cette démarche ne peut être seulement décrété par un programme disciplinaire au risque de déconnecter les fondements de l’informatique des réalités de leur mise en oeuvre. Par contre l’accès aux références indispensables, concepts fondateurs, éléments structurants, repères de compréhension doit être garanti par un système d’éducation et de formation. Tant que l’histoire scolaire tentera de se reproduire à l’identique, il y a peu de chances que les TIC puissent y trouver une place correspondante à l’importance qu’elles ont prises dans notre quotidien…
Passer d’un savoir d’usage à un savoir conceptualisé suppose de ne pas ignorer le premier.
À réfléchir…
Clair 2010… Ma contribution
Ça fait longtemps que j’observe cette école. L’équipe enseignante a démontré qu’il est possible de vivre une vision. Maintenant, je pense qu’il passe à un autre niveau! Bravo!
La vision; Une non-conférence (ou un BarCamp) qui regroupe des éducatrices et éducateurs en cheminement pour réfléchir sur l’école en transformation vers un lieu animé par ce que permettent les outils du «Web 2.0» au Canada et dans toute la francophonie. Une portion de l’événement sera davantage du type «présentation», par un conférencier de renom.
Je contribue à l’événement en le publicisant.